Sean Grossnickle
Sean Grossnickle
Senegal 2017
Bonjour! Êtes-vous prêt? Join the excitement as this International Business major travels to Saint Louis, Senegal to empower people through Microfinance and to deepen his understanding of French and African culture.

Un Jour normal/A Normal Day

Un Jour normal :

Je me réveille à 7h 30 ou plus tôt. Nous avons dit que le petit-déjeuner se passe à 8h, mais il est vraiment à 8h 20, alors j’ai beaucoup de temps à faire ce dont j’ai besoin. Nous mangeons toujours du pain (au chocolat, si je veux) et buvons du café noir. Si je n’ai pas la flemme, j’essaie de travailler un peu ou lire ma bible (en français, bien sûr) et ensuite je vais au bureau de microfinance à 9h. Normalement j’attends quelques minutes parce qu’ici tout le monde est en retard. Nous travaillons pour une heure (sur les présentations ou les plans de business) avant de sortir pour les visites de bénéficiaires. Les volontaires doivent payer pour les taxis (mais nous serons remboursés), et il est difficile parce que je perds tous mes petits billets. Les taxis ici tombent en morceaux aussi. D’habitude nous visitons trois femmes (ou plus tard les hommes) pour ramasser les remboursements ou leurs donner des questionnaires. Parfois nous allons au marché pour rechercher les prix pour le plan de business. Si nécessaire nous allons au bureau de Moctar (le boss) pour faire des propositions ou lui donner les factures.

Ma pause déjeuner commence à 12h 30 jusqu’à 16h. Je tien un blog ou regarde France24 (pour améliorer mon niveau de français).  Parfois je fais une sieste ou finis un projet de travail. Nous déjeunons envers 14h 15. Nous mangeons presque toujours du thiepboudienne, le plat national du Sénégal. C’est en effet une préparation à base de poisson frais (souvent du thiof), de poisson séché, de yet (mollusque faisandé au goût prononcé) et de riz (riz wolof), cuits avec des légumes (manioc, citrouille, chou, carotte, navet, aubergine…), du persil, de la purée de tomate, des piments, de l’ail et des oignons. Il est bon mais quand on mange quelque chose chaque jour on en a assez du plat. Je recommence à travailler à 16h. Tous les deux jours il y a des cours pour les Talibés ou les femmes à enseigner. Sinon, nous faisons normalement des rapports ou les plans de business. Chaque jour je dois écrire toutes les choses que nous avons faits et qui a fait quoi. Ensuite, je retourne chez Madame Faye et attends le souper, qui commence à 21h. Un groupe de volontaires sortent presque chaque nuit, mais il est difficile de faire ça parce que je soupe à 21h. Je prends une douche (avec eau froide) et passe du temps avec les enfants et/ou Laura. J’essaie de me coucher vers 22h 30.

Jusqu’à présent je n’ai normalement aucun de plan pour la fin de semaine. Les autres volontaires sortent ensemble, et je sors normalement avec eux. Je suis aussi économe et essaie de ne pas dépenser beaucoup d’argent toujours. Il y a toujours beaucoup de choses à dire, mais je dois garder quelques mots pour la prochaine fois ! A bientôt ! N’oubliez pas de regarder les photos et le journal quotidien !

 

A Normal Day:

I wake up around 7:30 or a bit earlier. We said that breakfast would be at 8am every day, but is truly at 8:20, so I have a lot of time to take care of things. We always eat some bread (with chocolate spread, if I want) and drink black coffee. If I am not feeling lazy, I try to work a little or read my Bible (in French, of course) and then I go to work at the microfinance office at 9:00. Normally I must wait several minutes because everyone is late here. We usually work for about an hour (on presentations or business plans) before making visits to the beneficiaries. The volunteers must pay for the taxis here (we will get reimbursed) but it is difficult because I always lose my small bills. The taxis here are falling apart. Normally we visit around 3 women (or men later) to collect reimbursements or give them questionnaires. Sometimes we will go to the market to research prices for business plans. If necessary, we go the Moctar’s office (the boss) to make presentations or give him the bills.

My lunch break lasts from 12:30 until 4:00pm. I write my blog or watch France24 (in order to improve my French). Sometimes I will take a nap or finish a work project. We eat lunch around 2:15. For lunch we eat Thiebou jen, the national dish of Senegal. It has a base of fresh fish, dried fish, rice, chopped vegetables (carrots, eggplant, lettuce, cabbage, etc.), parsley, tomato puree, peppers, garlic and onion. It is good but when you eat it every day, it kind of gets old. I start work again at 4:00. Every other day there are courses for the women or Talibés to teach. If not, we usually draw up the daily/weekly reports or work on the business plans. Every day I have to write down everything we did and who did what. Next, I go back to Madame Faye’s house and wait for supper, which is at 9:00. There is normally a group of volunteers who go out every night, but it is difficult to do when supper is at 9:00. I take a shower (with cold water) and spend some time with the children or Laura. I try to go to sleep around 10:30.

Up until now I normally do not have any plans for the weekend. The other volunteers go out together, and I normally go with them. I am also quite thrifty so I try not to spend a lot of money every day. There is always more to say but I need to save something to write later. See you later! Don’t forget to check out the photos and the daily journals!

L'anniversaire d'Ousmane/Ousmane's birthday

L’anniversaire d’Ousmane/Ousmane’s birthday

Un business normal que nous finançons/A normal business we finance

Un business normal que nous finançons/A normal business we finance

Une leçon typique/A typical lesson

Une leçon typique/A typical lesson

Mon bureau/My office

Mon bureau/My office

Elle veut son propre business/She wants her own business

Elle veut son propre business/She wants her own business

Combien de choses pouvons-nous mettre dans le magasin?/How many things can we fit in the shop?

Combien de choses pouvons-nous mettre dans le magasin?/How many things can we fit in the shop?

La plage/The beach

La plage/The beach

Le Journal quotidien/The Daily Journal #2

Jour 5 – Au matin, nous sommes allés à Ndar Ndar pour boire du café, mais j’ai bu le jus de gingembre. C’était très fort. Nous sommes allés à la plage aujourd’hui. Pour moi, j’avais l’impression d’être dans un film. Ce sont les amis à la plage, écoutant de la musique, rien à faire mais passer une journée ensemble. Les anglais, Louis et Jake, ont fait un feu pour cuisiner du cannabis qu’ils ont acheté à Dakar. Alicia m’a dit que je parle bien le français mais j’ai un gros accent Américain à cause de mes Rs. J’essaierai plus dur. Le coût pour aller à la plage était seulement moins d’un dollar. Ça marche bien pour nous.

Jour 6 – Nous avons fait une randonnée autour de Saint Louis. Nous avons marché avec un club official (ce que Madame Faye fait partie) et après j’étais très fatigué. J’ai eu la flemme et j’ai fait une grande sieste après déjeuner.

Jour 7 – J’ai préparé le cours avec les femmes pour l’après-midi et après avoir visité deux maisons, nous avons fait une proposition à Moctar. Cheikh s’assure toujours que les volontaires sont bien préparés avant la visite avec Moctar. Il y avait un blocage au pont aujourd’hui alors j’ai marché beaucoup, au Centreville et le retour. L’après-midi, j’ai enseigné le cours avec les femmes et j’ai créé le rapport du jour. Après un bon repas (du poulet et des lentilles sénégalaises), Laura et moi sommes sorti à Belle Etoile avec les autres (nous nous sommes perdus parce que personne ne connait ce resto ici). J’ai eu une bonne discussion avec Louis sur la fierté nationale et sur les Etats-Unis (des esclaves et des problèmes modernes).

Jour 8 – Aujourd’hui, comme hier, le Wifi ne fonctionnait pas. Alors nous avons fait des copies écrites à la main pour les bénéficiaires. Ensuite, nous sommes allés au marché pour vérifier le prix d’un mixer. Nous sommes allés chez Abou pour écrire un nouveau plan de business. En restant là-bas, nous avons vu une raie qui était traîné par des enfants. C’était bizarre. L’après-midi, j’ai fait le business plan d’Abou et aussi le liste de critères. J’ai besoin de trouver une recette pour cuisiner ici. J’ai dit aux autres des chanteurs américains. J’ai eu une lutte de chatouillement avec Madeline.

Jour 9 – Nous sommes allé près de l’universitaire pour visiter une femme qui a déménage là-bas. J’ai dépensé beaucoup d’argent pour les taxis (mais je serai remboursé). J’ai pris des bonnes photos de la femme pour son dossier. Ça m’intéresse parce qu’il est impoli ici de prendre des photos de quelqu’un sans permission. En attendant Habib, j’ai fait un petit examen pour les femmes demain. Les autres volontaires sortent presque chaque nuit, mais c’est trop pour moi. Je serais allé avec eux aujourd’hui mais il y a des travaux sur le pont et les taxis ne veulent pas m’amener vers le pont. Ce soir j’ai enseigné à Laura comment jouer aux échecs parce qu’elle ne l’a pas encore su et elle lit un livre des joueurs d’échecs.

Jour 10 – Ce matin j’ai appris comment les Ecossais mangent le petit-déjeuner (black pudding, white pudding, potato scones, etc.). Nous sommes allés chez Madame Daff pour faires des questionnaires. Ensuite nous avons cherché la table qu’Abou voulais acheter. Nous étions frustrés parce que le vendeur nous a vus (les personnes blanches) et a changé le prix de 20 000 CFA à 50 000. Alors nous avons dû chercher une autre table. Nous avons mangé du mafé (c’est jeudi) et du gâteau parce qu’aujourd’hui est l’anniversaire d’Ousmane. Cheikh et moi sommes allés chez Orange pour permettre à mon téléphone portable d’accéder à internet. L’après-midi j’ai enseigné le cours avec les femmes, le dernier avant l’examen final. Ce soir j’ai regardé un film avec Salome, Nora, Rachel, Jake and Louis qui s’appelle « Death at a Funeral ». Madame Faye et Laura a fait plus de bonbons et nous avons discutés le prix Toubab.

Jour 11 – J’ai fait mes premières présentations à Moctar aujourd’hui. Il y a seulement un problème avec l’association Takuliguey, Moctar n’aimais pas le business de poules. Nous sommes allés à la crêperie, et j’ai commandé un crêpe fromage et un crêpe caramel africain. Ils sont chers mais bons. Là-bas j’ai rencontré deux Américaines qui enseignent à l’universitaire, et une vient de Lees Summit, MO. Je suis revenu chez moi et j’ai tapé mon blogue pour cette semaine. J’ai joué deux jeux d’échecs avec Laura. Nous avons mangé à Belle Etoile, le repas était très bon (un demi-poulet et des pommes de terre). Ensuite nous avons fait un tournoi de billard. Laura et moi avons presque gagné contre Habib et son ami, mais non.

Day 5 – In the morning we went to a shop called Ndar Ndar to get some coffee, but I drank some ginger juice. It was very strong. We went to the beach today. I felt as if I was in a film: some friends sitting on the beach, listening to music and have nothing to do but spend a day at the beach. The two British boys, Jake and Louis, made a fire to cook weed that they bought in Dakar. Alicia told me that I speak French well but have a large American accent because of my Rs. I am going to try harder. The cost to go to the beach was less than one dollar. That works for us.

Day 6 – We did a hike around Saint Louis with an official walking club, of which Madame Faye was a member. Afterwards I was very tired and lazy, I ended up taking a long nap.

Day 7 – I prepared the class for the women that were coming in the afternoon, and after having visited two houses we made a proposal to Moctar. Cher makes sure that the volunteers are well prepared before the visit. There was road work on the bridge today so I ended up walking a lot, to downtown and back. In the afternoon, I taught the class for the women and made the daily report. After a good meal (chicken with beans), Laura and I went out to the Belle Etoile with the others (we got lost because no one here knows where the restaurant is). I had a good discussion with Louis on national pride and the United States (also on slavery and modern problems of the country).

Day 8 – Today, as yesterday, the Wi-Fi was not working, so we had to copy the sheets we needed by hand for the beneficiaries. Next, we went to the market to verify the price of a mixer (blender). We went to Abou’s place to write a new business plan. While resting there, we saw a stingray that was being dragged on the ground with a leash by some children. It was a little weird. In the afternoon, I drew up a new business plan for Abou and also the sheet that list the criteria for the loans. I am in current need of a recipe in order to cook a meal here (something demanded by my host mother). I told the others about some American singers. I had a tickle match with Madeline.

Day 9 – We went close to the university to visit a woman who had moved over there. I spend a lot of money on taxis (but I will be reimbursed). I took some nice photos of the lady for her file. I note this because it is impolite here to take photos of someone without their permission. While waiting for Habib, I made a small practice test for the women tomorrow. The other volunteers go out almost every night, but that’s a little too much for me. I would have gone with them today but there is roadwork on the bridge and the taxis do not want to take me towards the bridge. This evening I taught Laura how to play chess because she did not yet know how and is reading a book about chess players.

Day 10 – This morning I learned how the Scots eat breakfast (with black pudding, white pudding and potato scones). We went to Madame Duff’s house to do some questionnaires. After that we went to find the table that Abou wanted to buy. We were very frustrated because when the seller saw us (white people), he raised the price from 20,000 CFA to 50,000 CFA. So we had to find another table. We ate mafé (because its Thursday) and some cake because it was Ousmane’s birthday. After that I had to go the Orange (the mobile provider here) to have them help my phone access my data plan. In the afternoon, I taught the class for the women (association of Takuliguey), the last before they take the final exam. I watched a film with Salome, Nora, Rachel, Jake and Louis called “Death at a Funeral”. Madame Faye and Laura made some more treats and we all discussed the “prix Toubab” (white person price).

Day 11 – I made my first presentations to Moctar today. There was only one problem with the association Takuliguey, Moctar did not like the chicken business. We went to the creperie today and I ordered a cheese crepe and an African caramel crepe. They were good but expensive. I met two other Americans there who teach at the university, and one was actually from Lee Summit, MO. I returned to my house and typed my blog for the week. I played two games of chess with Laura. We ate at the Belle Etoile, the meal was very good (a half chicken with potato wedges). Next we all had a pool tournament. Laura and I almost won against Habib and his friend, but no.

Ma Vie ici/My Life Here

Bonjour ! Ça c’est mon premier post au Sénégal. Ça va bien ici. Je suis arrivé lundi à Dakar à vingt heure. Je suis resté là un soir et le prochain jour je suis allé à Saint Louis. Je suis arrivé la même nuit comme Laura, une gentille femme française. Nous avons appris plus tard que nous habiterions avec la même famille d’accueil. Je suis heureux que je ne sois pas arrivé seul. J’habite avec une veuve qui s’appelle Madame Madeline Faye. Elle a deux filles et un neveu qui habitent chez elle (aussi un ancien Talibé utilise une salle pour faire des vêtements, on peut dire qu’il habite ici aussi parce qu’il reste toujours ici). Madame Faye m’a donné le nom Babacar (un nom sénégalais comme Louis en France ou Joe aux Etats-Unis) après son beau-frère et aussi m’a nommé le « Chef de Village ». Le chef est le responsable pour les autres volontaires dans la maison (il y aurait un maximum de quatre, mais maintenant nous sommes seulement deux, Laura et moi). Cela existe principalement pour les volontaires qui ne peuvent pas parler bien le français. J’étais heureux de trouver que Madame Faye ait le Wifi, ça n’est pas la situation pour les autres volontaires. Au total, il y a dix volontaires ici que j’ai rencontré trois fois cette semaine, ils sont très gentils (nous travaillons sur les projets différents).

La ville de Saint Louis est petite mais pas trop. On marche toujours sur le sable et aussi prend les taxis. Il faut garder la petite monnaie parce que tout le monde ne prend pas les grands billets. J’ai fait deux grands tours de la ville, une promenade lundi avec Laura et aussi un tour guidé avec Habib, un employé de Projects Abroad. Je remarque toujours les déchets qui est partout et les pauvres gens qui me demande de l’argent. Beaucoup de bâtiments sont délabrés et la plupart restent avec électricité et eau douteuse. Ici on mange toujours de la nourriture fraiche parce que personne n’a une place pour la garder. On dort à travers le bruit qui consiste du son de prière des Mosquées, du son des animaux et du son des bébés. Jusqu’à présent, un soir je ne dors pas bien et le prochain soir je dors très bien parce que je suis très fatigué d’avoir perdu le sommeil le dernier soir. C’est la vie.

Je travaille au Bureau de Microfinance qui est près de la maison (une minute à marcher). Je travaille avec Cher (qui est sénégalaise) et Rachel (qui est Ecossaise). C’est un bon système ici pour le Microfinance, après avoir bien appris je voudrais vous l’expliquer. Cette semaine nous avons visité des femmes qui ont déjà reçu un prêt pour vérifier que tout se passe bien ou pour ranger les paiements. J’étais aussi surveillant d’un examen de maths pour cinq femmes qui veulent un prêt. Cela ne marché pas bien parce que je ne comprends pas le wolof ou le « français déformé », un vrai mélange de wolof et de français, et je ne pouvais pas remarquer si elles étaient tricheuses.

En général, tout se passe bien ! Je suis fier de mon niveau de français et je peux bien parler avec les autres volontaires ou sénégalaises qui ne parlent pas anglais. Il faut apprendre quelques mots en wolof pour les conducteurs de taxi qui parlent seulement le wolof et aussi pour bien négocier le prix au marché. Je garde un journal quotidien qui restera sous mes postes officielles. Regardez aussi les photos au-dessous. A plus tard !

 

Hello! This is my first post from Senegal. Everything is going well here. I arrived Monday in Dakar at 8 pm. I stayed there one night and the next day I traveled to Saint Louis. I arrived on the same night as Laura, a nice French girl. We later learned that we would be staying with the same host family and I was thankful that I did not arrive by myself. I live with a widow named Madeline Faye. She has two daughters and a nephew who live with her (and also a Talibé who uses a room to make clothes to sell, and one could say that he lives as well because he is here all of the time). Madame Faye gave me the name Babacar (a Senegalese name that is like Louis in France or Joe in the USA) after her brother-in-law and named me the “Chef de Village”. That person is responsible for the other volunteers (there can be a maximum of four at the house, but now it is only Laura and I).  This position exists primarily for the volunteers who cannot speak French well. I was happy to find that Madame Faye has Wi-Fi as this is rare here and not the case for the other volunteers. In total, there are ten volunteers here right now, I met them 3 times this week and they all seem very nice (we all work on different projects).

The town of Saint Louis is small but not too small. Every day I must walk on the sand and take taxis around town. You always need to have change or small bills on you because everyone only accepts cash and does not have much change. I have taken two big tours of the town, a walk with Laura on Monday and a guided tour on Tuesday with Habib, an employee of Projects Abroad. Every day I notice the trash that is everywhere and the poor people who ask me for money. A lot of buildings are dilapidated and most do not have reliable water or electricity. One only eats fresh food here because nobody has any way to store it properly. I also have to sleep through a lot of noise that is composed of the sounds of the prayers at the mosques, the animals and the babies crying. Up until now, one night I do not sleep well and the next night I do because of the lost sleep the night before. But I guess that’s life here.

I work in the Microfinance office with Cher (who is a native) and Rachel (who is Scottish). There is a good system in place for the microfinance here, and once I learn the whole process I will explain it to you. This week we visited a lot of women to either collect payments or simply to check to see that their business is going well. I also proctored a math exam for five women who are trying to get a loan. This did not really work because I do not understand wolof or the “deformed French”, a true mix of Wolof and French, and I could not tell if they were cheating or not.

In general, everything is going well! I am proud of my French and I can easily speak to people who do not speak any English. It is also necessary to speak a few words of Wolof for the taxi drivers who only speak Wolof or to negotiate the price down at the market. I am keeping a daily journal as well that I will put under my official posts. Check out the pictures below! Until next time!

Le coucher de soleil dehors Dakar/The sunset outside of Dakar

Le coucher du soleil dehors Dakar/The sunset outside of Dakar

Un kiosk normal/A typical street stand

Un kiosk normal/A typical street stand

Ma chambre/My room

Ma chambre/My room

Madeline, Yoasid et Doado

Madeline, Yacine et Daouda

Saint Louis

Saint Louis

Un bon repas/A good meal

Un bon repas/A good meal

Les bonbons/The treats

Les bonbons/The treats

Rachel et le Couteur/ Rachel and the Tailor

Rachel et le Couteur/ Rachel and the Tailor

Le Journal quotidien/The Daily Journal #1

Jour 1 – Un voyage long, beaucoup de chèvres et de vaches dans la rue, nous avons été arrêter par la police 3 ou 4 fois. J’ai vu beaucoup de déchets dans la campagne et la ville. J’ai joué avec les enfants et ai fait une longue promenade avec Laura (et Madeline) autour de Saint Louis. J’ai rencontré madame Faye, Madeline, Daouda et Yacine.

Jour 2 – J’ai mangé le petit déjeuner en attendant Habib, du pain au chocolat. Il nous a expliqué toutes les choses de Projects Abroad (presque les mêmes choses que sur le site web) mais c’était bon. On a fait un tour du Centreville de Saint Louis et a mangé à Le Longueur. C’est là que j’ai vu les premières personnes blanches ici (ils étaient touristes, je pense). J’ai rencontré Cher et Rachel (qui est Écossaise) au bureau de microfinance. Il est un bon système pour ça ici. Après, tous les volontaires (10) sont sortis pour une boisson. Nous avons fait des bonbons (pour une cérémonie religieuse) et j’ai posé beaucoup de questions à Laura (3 mousquetaires).

Jour 3 – C’était mon premier jour de microfinance. J’ai changé des numéros sur un examen pour un Talibé qui veut faire son propre business. Après, nous avons visité trois femmes qui ont déjà reçu les prêts. J’ai rempli un questionnaire pour une femme qui avait le prêt depuis six mois. Sa maison était très petite mais elle me semble heureuse. A cause du prêt, elle peut payer les frais scolaires pour ses enfants et peut épargner quelque francs chaque mois. Pour déjeuner j’ai mangé du mafé (du riz blanc avec une sauce d’arachide). J’ai par hasard garder la monnaie des autres dans mon portefeuille, mais je pense que ça c’est correct maintenant. J’ai vraiment rencontré les autres volontaires, notamment Alicia, qui vient de Suisse. J’étais aussi un surveillant pour un examen ce qui était pris par un groupe de femmes. On a regardé des vidéos de la vie de Laura.

Jour 4 – Aujourd’hui on a corrigé les examens des femmes et ensuite a visité 4 femmes qui ont déjà reçu un prêt. Une femme a un jardin, mais l’eau ne fonctionne pas à cause des mauvaises dettes du propriétaire qui apporte de l’eau là de Saint Louis. Il y avait aussi une femme que les autres volontaires de microfinance pensent que Cher est déjà tombé amoureuse avec elle. J’ai passé l’après-midi en tapant le blog et ça. Le soir, les volontaires sont allés chez Amine, qui travaille au centre des Talibés. On a bien mangé et j’ai parlé avec Alicia et Michell sur leurs paies. Quatre personnes m’ont dit que je parle bien le français, incluant Laura (la française) et Alicia (la suisse).

 

Day 1 – It was a long trip and we almost died several times by the cows and goats in the road, and we were stopped by the police 3 or 4 times. I saw a lot of trash in the countryside and in the towns. I played with the children and took a long walk with Laura (and for a while Madeline) around Saint Louis. I met Madame Faye, Madeline, Daouda and Yacine.

Day 2 – I ate breakfast while waiting for Habib, some bread with chocolate spread. He explained to us everything about Projects Abroad (most of which was also found of the website) but it was good. We toured downtown Saint Louis and ate at a restaurant. I saw the first white people since coming to Senegal there, I think they were tourists. I met Cher and Rachel (who is Scottish) at the microfinance office. It’s a good system here for it. Afterwards, all of the volunteers (10) went out for drinks. We made treats (for a religious ceremony) and I kept posing a lot of questions to Laura (ask me about the situation of the 3 musketeers).

Day 3 – It was my first day at work. I changed the numbers to create a “new” exam for a man who wanted to have his own business. After, we visited three women who already received their loans. I filled out a questionnaire for a woman who has had here loan now for six months. Her house was very small but she seemed happy. Because of the loans she is able to pay for her kids’ student fees and enroll them in an afterschool program, in addition to being able to save some money each month. For lunch I ate mafe with the other volunteers (white rice with a peanut sauce). I accidently shoved someone’s money in my wallet, but it’s all good now. I got to better know the other volunteers, notably Alicia, who from Switzerland. I also proctored an exam for a group of women. We all watched some videos that Laura had taken at her work.

Day 4 – Today I graded the exams of the women and then we visited 4 women who already received a loan. One woman had a garden, the water was not working because the owner who brings the water from Saint Louis did not pay his bills. We also visited another women who the other microfinance volunteers think Cher is in love with. I spent the afternoon typing the blog and this. During the evening, all the volunteers went to Amine’s house, the director for the center for the Talibés. We ate well and I spoke with Alicia and Michell about their countries. Four people so far have told me that I speak French well, including Laura (who is French) and Alicia (who is Suisse).

The luggage. It's amazing what you can fit in two suitcases.

Travel Notes

A quick post here only in English before my word goes French for a while. I am currently sitting at the airport in Paris (CDG) wondering what I got myself into. Maybe it’s the dazed look in my eyes or the smile, but somehow everyone seems to know you’re American. The first two flights went well. The one to Atlanta was very quick, but flying to Paris was a bit rougher. My seat got changed at the last minute for some reason, so unfortunately I did not have the window upon which to lay my head. Probably got a solid 4 hours of sleep. Fortunately, I skipped ahead 5 hours into the future so I will be going to bed quite early tonight. The world also is making a nice transition in to French, with no French in KCI to half-French on the flight to almost all French in Paris and then completely immersed in Dakar (at least, I am assuming). If the flight hadn’t been over night, I would have like to ask the French couple sitting next to me about the election, I was wondering if they were excited that Macron won. One thing nobody tells you to prepare for is how to use toilets in other parts of the world (I could elaborate but feel as if this is not the place to do it… I would be happy to discuss the matter further if anyone would like). Some airports are eerily quiet and unless the person next to me looks mighty friendly I do not feel like striking up a conversation. I am simply looking forward to arriving. One final note, I figured it would be best to err on the side of too many pictures for the blog than not enough, so forgive me if I make you scroll quite a way down each post. The next post will be from Senegal!

Beautiful map I have on my wall at home. Thought the image fitting.

Beautiful map I have on my wall at home. Thought the image fitting.

20170507_175932[1] 20170507_181710[1]

Airport in Paris.

Airport in Paris.

The "light" breakfast that was served on the way to Paris. I was pleasantly surprised.

The “light” breakfast that was served on the way to Paris. I was pleasantly surprised.

The luggage. It's amazing what you can fit in two suitcases.

The luggage. It’s amazing what you can fit in two suitcases.

 

On y va/Bring it on

Je suis prêt de voyager. Je pense que je me suis préparé bien. Il y a une limite de préparation, je ne sais plus des choses à faire. Comme j’ai dit, la langue est la chose dont j’ai peur, mais je peux seulement m’améliorer au Sénégal maintenant. Le temps passe trop vite, je suis très occupé et toujours ne pense pas à mon voyage. J’ai appris que j’habiterai avec une veuve et ses filles. La cadette a vingt ans comme moi. Je ne pensais pas que leur culture permettrait un homme (qui n’est pas famille) d’habiter avec trois femmes célibataires. Mais mon conseilleur pour le programme m’a dit que la situation est correcte alors, je suis à l’aise. Le seul autre détail qui me rend un peu inquiète est la monnaie. Je pense que la plupart des magasins n’acceptent que l’argent liquide. Je ne sais pas comment changer ma monnaie, et normalement il y a beaucoup de frais aussi. Sénégal est un pays sûr mais comme partout il y a des voleurs, alors je ne veux pas apporter trop d’argent liquide. J’enverrai un message à mon conseilleur et apprendrai la vraie chose à faire. Sinon, j’ai lu une brochure titrée « Le Sénégal à la carte » qui dit : « On a en effet l’habitude de dire qu’il n’y a pas de demi-mesure et qu’il n’y a que 2 façons de voir ce pays : Soit on l’adore soit on le déteste. » Ouais… j’espère aimer ça, sinon, il sera un été long. Je ne pense pas que je me rendrai compte du voyage jusqu’à l’embarquement de l’avion. Mais je serai là. J’apprendrai beaucoup et travaillerai avec un nouveau peuple qui m’enseignera leur culture et leur mode de vie. Je survivrai. On y va.

I am ready to travel. I think that I have prepared myself well. There is a limit to how much preparation one can do, I cannot think of what else to do or study. As I said before, the language barrier is the aspect that scares me the most, but at this point I will only improve past where I am now by being in Senegal. Time is flying by so fast that some days I forget that I am going at all! I did learn, however, that I will be living with a widow and her two daughters. The youngest is twenty years old, the same age as me. I did not think that their culture would permit a man to live with three single women, but I discussed the matter with the project counselor and he assured me that it is culturally appropriate, and they had been hosting volunteers for six years, which gave me more peace about the matter. The only other detail that worries me a little bit is how I am going to go about currency exchange. I have heard that most of the shops (particularly in smaller cities) only take cash. I do not know how I am going to go about exchanging my money (though I am sure the staff in the country will help me figure it out) and normally there are quite a few fees associated with the act. Senegal seems like a safe country, but I am sure there is no shortage of thieves, and I do not feel comfortable carrying large amounts of cash with me. On another note, I read a pamphlet called Sénégal à la carte which said: “One normally says that there is no middle ground and there are only 2 ways to view this country: one loves it or one hates it.” Well, in that case, I hope I like it, because otherwise it will be a long summer. I do not think that I will realize I am going until I board the plane. But I will be there. I will learn a lot and will work with a new people who will teach me about their culture and way of life. I will survive. Bring it on.

Project Overview

Des Pensées/Initial Thoughts

Mon voyage commence dans un mois. Je ne suis pas sûr si je suis prêt. J’ai peur de parler français tout le temps quand je serai là, personne ne parlera anglais. En préparation de voyager au Sénégal, j’ai lu un livre qui s’appelle The Cultural Dimension of International Business, écrit par Gary Ferraro.  Il y a beaucoup d’aspects de culture dont on doit tenir compte en voyageant à un nouveau pays. Je peux facilement insulter quelqu’un sans remarquer que c’était le mien. Mais j’espère apprendre ces règles sociales rapidement et m’installer bien avec ma famille d’accueil. Mon but n’est ni de changer Saint-Louis par microfinance ni m’assimiler au Sénégal. Mon but est que les gens puissent m’enseigner comment à être ouvert esprit avec des valeurs différentes. Comme une personne d’affaires qui vient des Etats-Unis, il est facile pour moi de penser il y a seulement une manière de faire quelque chose : la mienne. Une culture n’est pas meilleur qu’une autre, tout dépend de la norme et de la mesure de succès. Pour les Américains, cette mesure est la monnaie (comme le PIB par habitant, etc.). Mais comment est-ce que on mesure le bonheur ? Si une personne a de la nourriture, de l’eau propre, un abri et des vêtements, sont-ces assez ? Je voyage en savant que j’ai des préjugés envers les autres cultures, mais je souhaite que cet expérience va les diminuer. Quand je revendrai, j’espère voir le monde autrement et comprendre la vraie nature et vrais problèmes quand on dit des affaires internationales.

I leave in a month. I am not sure if I am ready to go. I am afraid to speak French the entire time I am there and since nobody will speak English, I will have nothing on which to fall back. In preparation for my journey to Senegal, I read a book called The Cultural Dimension of International Business by Gary Ferraro. I learned that there are many aspects of culture one needs to keep in mind while travelling to a new country. My primary concern is that I could easily offend somebody without knowing it (something that happened often in the anecdotes from the book). But I hope to learn the social rules quickly and settle in with my host family. My goal while I am there is not to change Saint Louis through microfinance nor try to perfectly assimilate into the culture. My hope is that the people there can teach me how to be open-minded when people have different values than my own. As an aspiring business man from the United States, it is easy for me to think that my way of doing things is the best way to do things. But I have learned that one culture is not necessarily better than another, it all depends on how you measure success. For Americans, this measure of success is often money, using indicators of GDP per person to rank countries. But is this the best measure of happiness? If a person has some food, some clean water, shelter and clothing, is this enough to be happy? I go into this knowing that conscious of them or not I have prejudices toward other cultures, and I hope this experience will help me lessen them. When I return, I hope to see the world differently and understand more of the complex nature of doing business abroad.